Communiqué de presse de lancement de l'appel à propositions de la Plateforme Africa Think Tank
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L'Union africaine, l'ACBF et l'AUDA-NEPAD lancent un appel à propositions pour renforcer les capacités de recherche politique de l'Afrique.

Addis-Abeba, Éthiopie | 24 juillet 2025

La Commission de l'Union africaine (CUA), en collaboration avec la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) et l'AUDA-NEPAD, a lancé un appel à propositions compétitif dans le cadre de la Plateforme des think tanks africains (ATTP). Cette initiative transformatrice élève les think tanks africains au rang d'architectes des politiques de développement transfrontalier. La Banque mondiale apporte un soutien financier stratégique à ce programme novateur.

L'appel à propositions invite des consortiums de trois à cinq think tanks africains à solliciter un financement pluriannuel pour des recherches collaboratives et pertinentes sur les politiques publiques dans six domaines thématiques, notamment la transformation économique et la gouvernance, le changement climatique, le commerce régional, la sécurité alimentaire, le développement du capital humain et la numérisation. Trois à cinq consortiums seront sélectionnés et recevront des subventions d'environ 10 millions de dollars américains pour une durée maximale de deux ans et demi (2,5 ans) afin de soutenir des programmes conformes aux aspirations de l'Agenda 2063 et aux priorités d'intégration régionale.

S'exprimant lors de l'événement de lancement hybride au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba, Son Excellence Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l'Union africaine, a souligné la vision plus large de l'initiative en déclarant : « Cela représente un investissement stratégique dans la capacité de l'Afrique à mener ses propres discussions politiques avec rigueur, données et expertise locale. »

L’appel marque la première phase opérationnelle de l’ATTP, visant à établir un réseau continental d’institutions faisant autorité qui produisent des connaissances fondées sur des données probantes, engagent les décideurs et contribuent à des cadres politiques unifiés.

Calendrier de candidature

  • Date limite de soumission des propositions : 24 septembre 2025
  • Évaluation et sélection : 17 octobre 2025
  • Date prévue de notification d'attribution : 14 novembre 2025
  • Versement prévu de la subvention : 19 décembre 2025

Des webinaires réguliers et un service d'assistance accompagneront les candidats tout au long du processus. Les think tanks intéressés sont invités à consulter le dossier de candidature complet et les modalités de soumission sur https://africathinktankplatform.africa/callforproposal.

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À propos de la Plateforme des Think Tanks Africains

La Plateforme Africaine des Think Tanks (ATTP) est une initiative quinquennale dotée d'un budget de 50 millions de dollars américains, mise en œuvre par la Commission de l'Union africaine (CUA) et soutenue par la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) et l'AUDA NEPAD, avec un financement de la Banque mondiale. L'ATTP vise à renforcer l'écosystème de recherche sur les politiques en Afrique et à promouvoir l'élaboration de politiques fondées sur des données probantes concernant les priorités de développement transfrontalier.

L'ATTP répond au besoin de think tanks africains solides et dotés de ressources suffisantes, capables de générer et d'appliquer des connaissances spécifiques au contexte pour façonner les agendas régionaux et continentaux. Comme le souligne le Rapport sur les capacités en Afrique 2017, la création d'environnements favorables aux institutions de recherche locales est essentielle pour parvenir à un développement durable sur le continent.

Pour des entrevues ou des demandes de renseignements de la part des médias, veuillez contacter :
Fatou Diouf
Responsable des communications et de l'influence
La Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique
2 Fairbairn Drive, Mount Pleasant, Harare, Zimbabwe
Email: Comms@acbf-pact.org

Lors de la Conférence mondiale sur la lutte antitabac de 2025 à Dublin, en Irlande, les dirigeants mondiaux de la santé ont renouvelé leur appel à l'action par le biais de la Déclaration de Dublin. Elle énonce cinq priorités claires : augmenter les taxes sur le tabac, lutter contre l'ingérence de l'industrie, interdire la publicité et le parrainage, lutter contre les dommages environnementaux et renforcer la collaboration intersectorielle. Cette déclaration reflète l'urgence partagée de mettre fin à l'épidémie mondiale de tabagisme. Le principal déficit du continent ne réside pas dans l'ambition, mais dans les capacités institutionnelles.

Pour l'Afrique, cependant, concrétiser cette vision exige plus que des engagements audacieux. Il faut également bâtir des institutions solides, coordonnées et durables, capables de concevoir, de mettre en œuvre, de suivre et d'appliquer les politiques de lutte antitabac.

Combler le fossé de la mise en œuvre en Afrique

Malgré une dynamique croissante sur le continent, un important déficit de mise en œuvre persiste. Si 44 pays africains ont ratifié la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), seuls quelques-uns, comme l'Éthiopie, Maurice et le Ghana, ont réalisé des progrès significatifs dans le déploiement des mesures MPOWER.

De nombreux pays sont encore confrontés à :

  • Faible coordination interministérielle dans la mise en œuvre de la CCLAT.
  • L’expertise technique et les outils nécessaires pour surveiller la fiscalité, lutter contre le commerce illicite ou faire respecter les interdictions sont insuffisants.
  • Programmes nationaux de lutte antitabac sous-financés, souvent dépendants de financements externes à court terme.
  • Intégration limitée de la lutte antitabac dans les plans nationaux de développement, les systèmes de santé et les stratégies d’éducation.

Sans investissements ciblés dans les capacités institutionnelles, les aspirations de la Déclaration de Dublin resteront hors de portée.

Le rôle de l’ACBF : investir dans la résilience institutionnelle

La Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), l’agence spécialisée de l’UA pour le renforcement des capacités, fait progresser les efforts de lutte antitabac en Afrique depuis 2014. Maintenant dans sa troisième phase de programme (2023-2027), l’ACBF continue d’aider les gouvernements, la société civile et les institutions de recherche à mettre en œuvre efficacement les dispositions de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac.

Principales réalisations :

  • A soutenu l’adoption d’une législation sur le tabac en Gambie, au Gabon, en Éthiopie et en Mauritanie.
  • Renforcement de la capacité opérationnelle d’au moins 13 organisations de la société civile (OSC) pour surveiller, défendre et répondre aux tactiques de l’industrie.
  • A équipé les organisations de la société civile et les départements universitaires de systèmes de gouvernance, de formations au leadership et de stratégies de mobilisation de ressources sur mesure.
  • A contribué à la création de comités nationaux de lutte antitabac dans des pays comme la Zambie, le Niger et le Bénin.

Contrairement aux modèles de projets à court terme, l’approche de l’ACBF se concentre sur la durabilité institutionnelle à long terme, en intégrant la lutte antitabac dans les systèmes et capacités nationaux qui peuvent perdurer au-delà des cycles des donateurs.

Alignement sur la Déclaration de Dublin : priorités stratégiques

Pour traduire la Déclaration de Dublin en actions concrètes en Afrique, l’ACBF, en collaboration avec d’autres partenaires régionaux de la lutte antitabac, continuera d’intensifier son soutien dans cinq domaines clés :

1. Financement durable grâce aux taxes sur le tabac

  • Développer des compétences techniques au sein des Ministères des Finances en matière de modélisation et de simulation fiscale.
  • Soutenir la création et la gestion de fonds nationaux de lutte antitabac.
  • Donner aux OSC les moyens de suivre la mise en œuvre et de plaider en faveur d’un financement durable.

2. Lutter contre l'ingérence de l'industrie

  • Promouvoir l’adoption du Protocole sur le commerce illicite.
  • Élaborer des politiques de conflit d’intérêts conformes à l’article 5.3 de la CCLAT.
  • Renforcer les institutions de surveillance et les mécanismes de traçage et de suivi.

3. Application des interdictions de promotion et de publicité

  • Soutenir la réglementation du contenu dans les industries du divertissement comme Nollywood.
  • Doter les autorités médiatiques d’outils de surveillance des plateformes numériques.

4. Gestion des impacts environnementaux

  • Impliquer les ministères de l’environnement et de l’agriculture dans la diversification des cultures et la réduction de la pollution.
  • Soutenir les évaluations d’impact environnemental et le suivi des données.

5. Promouvoir la collaboration multisectorielle

  • Faciliter la coordination entre les agences nationales, l’UA, l’Africa CDC et les CER.
  • Renforcer la capacité des institutions de recherche à générer des preuves locales pour influencer les politiques.
  • Développer les plateformes d’apprentissage grâce à des initiatives telles que l’Académie Ubora et les centres de formation régionaux.

De la promesse au progrès

La Déclaration de Dublin représente un engagement mondial essentiel pour mettre fin à l'épidémie de tabagisme. Mais en Afrique, où l'ambition politique dépasse souvent la préparation des institutions, la priorité doit être donnée à la construction d'institutions résilientes.

L'ACBF reste engagée dans ce programme. Grâce à des investissements ciblés et à des partenariats stratégiques, nous continuerons de renforcer la communauté de la lutte antitabac en donnant aux gouvernements, aux OSC et aux organismes de recherche les moyens de mener la riposte africaine avec indépendance, crédibilité et durabilité.

Mettre fin à la consommation de tabac en Afrique est possible, mais seulement si nous mettons en place des institutions capables d’apporter un changement durable.

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Pour plus d'informations, contactez :

Fatou Diouf, Responsable Communication et Influence 
comms@theacbf.org

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Genève, Suisse, du 13 au 15 mai 2025

La Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) a participé à la Conférence mondiale sur le renforcement des capacités cybernétiques (GC3B) à Genève, en Suisse, rejoignant des dirigeants, des décideurs et des experts africains et internationaux pour faire progresser la transformation numérique du continent et répondre au besoin critique de cyber-résilience.  

Lors de ce forum mondial, l’ACBF a vivement exhorté les pays africains et leurs partenaires à adopter une approche unie et locale pour renforcer les capacités cybernétiques du continent, en mettant l’accent sur l’appropriation africaine, la collaboration et l’investissement pratique dans les compétences et les systèmes.

La conférence a offert une plateforme essentielle de dialogue et de partenariat, mettant l'accent sur les défis et les opportunités uniques de l'Afrique en matière de renforcement des capacités en cybersécurité. Les principaux points forts de la conférence ont été :

Déclaration africaine sur le renforcement des capacités en matière de cybersécurité :

L'un des principaux résultats de la conférence a été la présentation et l'adhésion sans réserve des participants à la Déclaration africaine sur le renforcement des capacités en cybersécurité. Cette déclaration reflète l'engagement commun des acteurs et partenaires africains à prioriser et coordonner les efforts de renforcement des capacités en cybersécurité sur l'ensemble du continent. Elle énonce des principes communs et des actions concrètes pour favoriser la coopération, la mobilisation des ressources, l'innovation et le développement d'une main-d'œuvre qualifiée en cybersécurité.

Mettre l’accent sur la collaboration et l’investissement durable :

Les discussions ont souligné l'importance d'une collaboration transsectorielle et transfrontalière pour relever les défis de la cybersécurité en Afrique. Les participants ont insisté sur le fait que le renforcement des capacités en matière de cybersécurité n'est pas un luxe, mais un élément essentiel du développement de l'Afrique. Un appel pressant a été lancé en faveur d'approches innovantes en matière de financement, d'échange de connaissances et de renforcement des partenariats régionaux et continentaux.

Promouvoir le renforcement des capacités pratiques :

La conférence a présenté un éventail de modèles et d'expériences pratiques en matière de formation, d'assistance technique et de partage des connaissances en cybersécurité. L'accent a été mis sur la formation pratique, le développement de l'expertise technique et la nécessité de donner à la main-d'œuvre numérique africaine, en pleine croissance, les moyens de faire face aux menaces sécuritaires en constante évolution.

Engagement pour une croissance numérique inclusive et durable :

Les participants ont réaffirmé la nécessité de stratégies inclusives garantissant que tous les segments de la société bénéficient de la transformation numérique, tout en restant protégés contre les cyberrisques. L'importance de la maîtrise du numérique, de la sensibilisation du public et d'un investissement continu dans les ressources humaines et les systèmes a été soulignée tout au long des discussions.

L'engagement de l'ACBF

En tant qu'institution africaine de premier plan pour le développement des capacités, l'ACBF s'engage à soutenir les États membres et les organisations régionales dans le renforcement de leurs capacités en cybersécurité. La Fondation continuera de favoriser les partenariats, de promouvoir les meilleures pratiques et de faciliter l'accès à la formation et aux ressources, garantissant ainsi une transformation numérique sûre, inclusive et durable en Afrique. L'ACBF continuera de plaider en faveur d'une approche unifiée, coordonnée et locale, où les États membres, les institutions et les partenaires travaillent main dans la main pour assurer l'avenir numérique du continent.

Regarder vers l'avenir

La conférence GC3B et la Déclaration africaine sur le renforcement des capacités en cybersécurité réaffirment l'importance de l'action collective et du partage des connaissances. L'ACBF se réjouit de tirer parti des connaissances et des partenariats acquis à Genève pour renforcer la cyber-résilience et la croissance numérique de l'Afrique.

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